Retour sur la "Gaza Freedom March" du Caire à Gentilly le 12.01.2010
Marche pour la Liberté pour Gaza
TémoignageVoyage au Caire, Egypte
Pourquoi la « Gaza Freedom March » ? La Marche pour la Liberté pour Gaza qui s’est tenue en pleine fête de fin d’année 2009 a rassemblé 1400 personnes venues de 44 pays.
Venus au Caire pour « simplement » transiter vers Rafah, seul point possible pour entrer dans la bande de Gaza, objet d’un blocus illégal et inhumain depuis 3 ans, cette liberté de circulation n’a pas été accordée aux Marcheurs que nous étions.
- Lundi 28 décembre :
Les autorisations pour la Marche avaient été données pour le voyage par l’ambassade de France et l’Egypte.
A 80 km du Caire, nous arrivons au check-point de Ismailia, 2 bus à l’avant du check-point, 3 autres bus derrière le check-point. Nous devons nous arrêter et attendre.
La nuit tombée arrive une camionnette de militaires que le chef du check-point a fait partir. Nous apprenons que nous devons retourner au Caire, dans nos hôtels respectifs sinon c’est retour « manu militari ».
Le retour des 2 cars se fait en convoi policier. Plusieurs arrêts, plusieurs relèves de policiers qui notent à chaque fois les immatriculations des bus.
Nous devions retrouver les 3 autres bus à un point précis. On ne les a pas vus.
- Mardi 29 décembre :
Un groupe a obtenu une autorisation de passage pour 100 personnes en bus, sous appellation « humanitaire ». Notre groupe refuse puisque ce convoi est devenu « humanitaire », ce qui n’a plus rien à voir avec l’objet de la Marche initiale. Tous les marcheurs doivent passer ou aucun.
- Mercredi 30 décembre :
On apprend que Marie-Renée Le Grand, militante AFPS est malade et qu’elle est dans un hôpital du Caire.
- Jeudi 31 décembre :
En fin de matinée, nous apprenons que Marie-Renée Le Grand est décédée à l’hôpital le matin. C’est un choc pour tout le monde.
Marie-Renée est décédée de mort naturelle. Elle a été fidèle à ses engagements envers la Palestine. Dans ce contexte, AFPS, Belges et Luxembourgeois n’ont pas désiré fêter le 31.
- Vendredi 01er Janvier 2010 :
Une délégation a rdv dans le bâtiment de l’Union Européenne. Nous sommes 36 personnes (AFPS, Belges et Luxembourgeois) à attendre en bas de l’immeuble. Claude de l’AFPS sort pour faire un compte-rendu au groupe devant l’UE. Elle leur a demandé d’intervenir efficacement pour obtenir une autorisation d’aller à Rafah et d’entrer à Gaza. Mais l’espoir de la Marche pour la Liberté à Gaza se réduit à Peau de Chagrin.
Au métro Sadat, dans le centre du Caire, pour le dernier rassemblement avec toutes les délégations et Marcheurs représentant les 44 pays, l’accès est interdit et fermé par des barrières pour les retardataires. Nous avons dû passer par-dessus ces barrières.
Les Médias du Monde Arabe ont beaucoup relayé la Marche - Al Jazeera et les quotidiens Egyptiens, mais quelques articles dans les journaux sur internet et un reportage sur France 3, quelques infos à la radio donc trop peu relayé en France.
La marche n’est pas passée à Gaza. C’est un fait. Mais la leçon de cette marche est particulièrement porteuse d’espoir. Il y a une volonté manifeste et hautement positive d’internationaliser la question palestinienne par participation populaire.
De toute façon : nous irons à Gaza ! Nous irons en Cisjordanie ! Nous irons à Jérusalem-Est et continuerons à dénoncer la Colonisation et la violation du Droit International.
Myrtille
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