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Le blog de Myrtille Photographe Voyages en Palestine
Articles récents

Hommage aux mères

2 Avril 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Infos Palestine Gaza

http://www.planetenonviolence.org/photo/375638-462281.jpg

Cette photo parle d'elle-même !

Et si vous connaissez le nom du/de la photographe, n'hésitez-pas à me le communiquer afin de mettre son nom s'il/elle le souhaite. Merci.

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"Le Jour d'Avant"

1 Avril 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #1 jour 1 photo

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Hebron, 2009, quelques jours après la fin de l'offensive d'Israël sur Gaza

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Nouvelle parution

1 Avril 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Presse

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Gaza : Une expérience unique !

29 Mars 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Infos Palestine Gaza

Départ à 7h30 du Consulat Général de France à Jérusalem.
Jérusalem - Gaza : 80km environ.
Temps aller en voiture : 1h30.
 
GAZA-459-B_13.jpg

Frontière d'Erez, temps d'attente : environ 2h.

A notre arrivée à la barrière, une femme dans une guérite demande nos passeports. Nous remontons en voiture. Un soldat armé nous scrute. La jeune femme s'en va en direction du terminal.
On attend.
Le temps semble long. Pour détendre l'atmosphère, on plaisante un peu entre nous.

La jeune femme revient, elle nous demande de descendre de voiture. Elle demande à chacun de nous nos noms. Puis on remonte en voiture.

Quelques minutes après, elle nous dit de garer de reculer la voiture et de la garer à côté. 2 voitures attendent derrière nous.

Attente.

Elle nous fait signe de ravancer la voiture jusqu'à la barrière.

Attente.

Elle nous demande de garer de nouveau la voiture sur le côté.

Attente.

Elle nous dit à nouveau d'avancer la voiture à la barrière. On se demande si on va avoir l'autorisation de passer la barrière.

La barrière s'ouvre. Une petite lueur d'espoir.

Le terminal : immense. On se demande bien pourquoi il est si grand. Il n'y a personne.

On entre pour montrer nos passeports aux guichets, un par un. On répond aux questions du type : pourquoi on veut entrer à Gaza, d'où on vient, qui on est, etc. Stress.

Le chauffeur de la voiture est Palestinien. Cela pose problème.
Attente.

Pause café à côté des guichets pendant l'attente. On remarque les siège défoncés et sales.

Enfin on peut sortir. Toujours pas de car de touristes dans l'immense hangar...

On passe la frontière, les militaires ne nous arrêtent pas.

De l'autre côté du mur : un autre monde. Route défoncée. Le paysage : un no man's land. 500 mètres pour rejoindre le check-point palestinien "Ramsa-Ramsa". 10mn d'attente avant qu'ils ouvrent la barrière.

Presque personne sur les routes à proximité de la frontière. Tout est "Destroy". Les traces d'explosions, de maisons délabrées, d'autres rafistolées.

On voit quelques motos à vendre sur le côté de la route. celles que les Palestiniens ont pu amener d'Egypte lors de l'ouverture de la frontière.

On se dirige vers le Centre Culturel Français. Visite des lieux, on fait connaissance de l'équipe autour d'un thé.

Direction ensuite vers la bibliothèque des jeunes, le lieu de mon expo. Très beau bâtiment, peut-être le seul encore intact de la ville. Visite de la bibliothèque puis vernissage. Un accueil très chaleureux. Les jeunes me posent des questions sur mon travail.

Après un pot de l'amitié, retour au Centre Culturel Français pour un 2eme vernissage d'un peintre Palestinien après le déjeuner et quelques photos de l'équipe.
Beaucoup de monde pour le vernissage.

Seul lieu culturel de rencontre et d'échange sur l'art, la littérature...

Départ à 15h. Déjà !
Faut pas tarder pour pas être refoulés à la frontière.

Arrivés à Ramsa-Ramsa, beaucoup d'attente. Des questions par téléphone en provenance du terminal, mais je ne sais pas de quoi il s'agit. Mes accompagnateurs gèrent.
Un thé offert par les gardiens du check-point nous réchauffe et nous aide à lutter contre le gros courant d'air froid.

Les militaires veulent que je passe seule à pieds car je n'ai pas de passeport diplomatique. Je flippe un peu. Je ne sais pas ce qui m'attend. Au bout de 1h30 environ, le feu vert est donné.

Traversée du no man's land en voiture très lentement. On s'arrête à la 1ère barrière. Elle s'ouvre. On avance un peu. Une voix féminine au micro nous dit "Stop !". "Descendez de voiture !". On ne sait pas d'où vient la voix. Peut-être du mirador où les soldats ont les mitraillettes pointées sur nous.
On descend de voiture. On avance un peu. On entend "Stop !"

"Retournez à Ramsa-Ramsa !"

Les Palestiniens appellent pour savoir pourquoi on est revenu. En fait, il fallait que je descende de voiture à l'endroit du tunnel pour passer la frontière à pieds !

Encore longue attente... environ 1h.

Feu vert des militaires, mes acolytes me déposent puis s'en vont.
Je rentre dans le long tunnel défoncé. J'aperçois au fond 3 hommes. Je marche lentement. Je ne sais pas où aller. Un homme me propose de m'accompagner. Il essaye de me parler en anglais. On se comprend mal mais je le remercie.

Chemin un peu long. On arrive au mur en béton de 8 mètres de haut. Impressionnant de se trouver au pied du mur !
Rien pour s'asseoir, sauf 2 fauteuils roulants pris par une journaliste anglaise et un palestinien âgé. Toujours en courant d'air. Les 6 portes en fer sont fermées. La journaliste est en colère. 20mn qu'elle est là. Les militaires ne répondent pas au téléphone. Ils nous laissent sans savoir ce qui se passe et dans l'attente.

Le jour tombe. Au loin, on commence à entendre des tirs au coucher du soleil. Sensation étrange.
Mes acolytes m'appelent : je leur dis que je suis coincée devant les portes en fer fermées, ils me répondent que eux aussi sont coincés car les militaires veulent ouvrir la voiture diplomatique... Ce qui est totalement illégal...

Environ 1h20 d'attente, puis 1 porte s'ouvre. Fausse joie : c'est la porte de ceux qui entrent à Gaza !
Déception... Puis une autre porte s'ouvre. Nous entrons. Vérification du portable de la journaliste, puis on passe un portillon. Attente devant le 2ème. Faut savoir qu'il faut appuyer sur un petit bouton noir pour sonner !!! Le feu rouge passe au vert, on pousse le gros tourniquet un par un pour passer.

50mètres environ en L, on est dans un grand couloir gris avec 8 portes fermées. On avance jusqu'à la 8ème (au hasard .). Petite attente, la porte s'ouvre. On entre pour découvrir un espèce de labyrinthe à mi-hauteur avec des demi portes transparentes. On doit passer un par un chaque demi porte. Attendre que le petit bouton vert s'allume.

Ensuite, avec l'aide d'un palestinien on dépose nos effets dans un bac, on vide nos poches, on enlève gilets, ceinture etc mais on garde le passeport à la main.

Chacun notre tour, on doit entrer dans un cylindre transparent, les pieds écartés, les mains levées pour être scannés aux rayons en entier (bah oui des fois qu'on aurait je ne sais quoi dans le corps...)

Pendant tout ce temps, les militaires israéliens n'ont aucun contact avec nous, ils nous observent de loin du 1er étage derrière leur vitre, prêts à parler au micro si besoin.

Récupération des affaires, faut encore passer la dernière étape : présenter son passeport et répondre aux questions du genre : "pourquoi vous voulez aller en Israël ? Chez qui vous allez ? Quand rentrez-vous en France ? Montrez-moi votre billet d'avion. Pourquoi êtes-vous allée à Gaza ? Avec qui ? Avez-vous un autre passeport ? Etes-vous terroriste ? Avez-vous un papier qui prouve ce que vous dites ? etc..."

Hallucinant !!!! Fiction ? Non... Juste la réalité !

Enfin hop ! un tampon sur mon passeport...
Et encore la route à faire jusqu'à Jérusalem. Avec de gros embouteillages.

Résultat : pour 5h passées à Gaza, nous avons passé 8h à faire la route aller-retour et surtout à ATTENDRE !!!!!!! attendre sans savoir si on allait pouvoir entrer à Gaza, ni si on allait pouvoir SORTIR de Gaza.

Ce traitement est pour les internationaux. Imaginez le traitement pour les Palestiniens...

J'ai eu la chance de pouvoir aller à Gaza. C'était en 2008 et je n'oublierai JAMAIS !


© Myrtille

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Toutes les images en haute définition ici :

http://myrtille.darqroom.com/photo/gaza-mon-amour-92159/gaza-459-b.jpg-3100051 

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Le Rapport Goldstone adopté au Parlement Européen !

19 Mars 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Comment soutenir

Le rapport Goldstone vient d'être adopté par le Parlement européen et le texte, en français, est là : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0054+0+DOC+XML+V0//FR
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Corrèze : une exposition photo à découvrir de Ahlam Shibli

18 Mars 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Culture Infos

Ahlam Shibli est une artiste palestinienne qui travaille dans le domaine de la photographie depuis 1996, réalisant tout d’abord des projets qui étudient les conditions de vie de la population palestinienne sous occupation israélienne, commeUnrecognised (2000), Goter (2003), and Trackers (2005). D’autres projets élargissent le champ de ses recherches autour des notions de patrie et d’appartenance : Eastern LGBT (2006, musulman(e)s lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transsexuels à Londres, Zurich, Barcelone, Tel Aviv), Dependence (2007, immigrés prodiguant des soins à la personne et les personnes âgées qui les emploient à Barcelone), et Dom DzieckaThe House Starves When You Are Away (2008, enfants dans des orphelinats en Pologne).
Le travail de A. Shibli a été exposé à travers le monde, à la Biennale d’ Istanbul (2005), à la Biennale de São Paulo (2006), Documenta 12 (2007), Centre Pompidou, Paris (2008), MACBA, Barcelone (2008), Musée D’Art Moderne, Varsovie (2009). 
Différentes publications ont été consacrées à son travail, telles Goter (Musée de Tel Aviv, 2003), Lost Time (Ikon Gallery, Birmingham, 2003), Trackers (Kunsthalle Basel and Verlag der Buchhandlung Walther König, Cologne, 2006) et aujourd’hui TRAUMA.

Une exposition du 6 mars au 16 mai 2010 et un livre : Ahlam Shibli,Trauma

"L’œuvre photographique de Ahlam Shibli ne juge pas, ne dénonce pas, ne donne pas de leçons, ne discourt pas. Elle dessine et révèle un portrait de ville dont la complexité enrichit notre rapport à l’histoire, au lieu dans lequel nous vivons, au monde  et donne à l’art sa fonction politique par une vraie place dans la société civile." Manée Teyssandier, Présidente de Peuple et Culture
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Israël-Palestine, la photographie révèle la réalité d'un conflit

18 Mars 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #Culture Infos

Israël-Palestine, la photographie révèle la réalité d'un conflit

Rima Essa film sur les travailleurs palestiniens des ordures évoqué un sentiment de désespoir.
Media Crédit: Laura Bitner
Rima Essa film sur les travailleurs palestiniens des ordures évoqué un sentiment de désespoir.

Un point de vue authentiquement palestinien sur le conflit au Moyen-Orient en Israël a été dépeint par le biais de récits de première main et des dessins réalisés par un photographe israélien et d'un cinéaste palestinien jeudi soir dans le Centre de Mattin. 

Neil Hertz, un professeur de littérature au département d'anglais à Hopkins pendant 25 ans, a coordonné l'événement en collaboration avec la Faculté pour la paix israélo-palestinien (FFIPP), dans l'espoir de mieux faire connaître la situation.Comme il le dit, «la plupart des Américains ne connaissent pas vraiment l'air très bien ce qui se passe, en particulier en Cisjordanie ... [Ils] En savoir plus sur ce qui se passe entre Juifs et Arabes au Moyen-Orient de la plupart des sources sympathiques à les politiques de l'État d'Israël. " 

En attendant que les artistes arrivent, Hertz a donné son point de vue sur le conflit pendant un voyage qu'il a eu avec le FFIPP. Il a décrit un village abandonné en dehors de Nazareth, envahis dans une forêt mature, avec un inculte et presque méconnaissable cimetière. La raison pour laquelle le cimetière était en ruines, il a expliqué, c'était parce que les colons palestiniens avaient été déplacés à l'intérieur de la ville et ne sont plus autorisés à partir. 

Sa réponse à cette situation était que «il ya des raisons pour bon nombre de politiques de l'Etat israélien. Il ya des raisons pour lesquelles vous ne voudriez pas les kamikazes d'entrer dans votre communauté ... Mais quelle raison avez-vous pu terrestre pour empêcher les gens de s'occuper d'un cimetière ? 

Un tollé similaire a été ressentie dans l'œuvre d'art en vedette par Esti Tsal, une femme israélienne qui a été un militant de la paix pendant de nombreuses années et est un membre actif de Machsom Watch, une organisation de femmes israéliennes qui contrôlent les Forces de défense israéliennes aux points de passage pour les Palestiniens en la Cisjordanie. 

Tsal photographies présentaient des scènes de violence et de terreur que les Palestiniens tentaient de franchir divers postes de contrôle en Israël. 

Une photographie intitulée «Vérification d'un identifiant et d'un fusil pointé" en vedette une mère et son fils se tenant par les autres alors qu'ils attendaient l'arme au poing de passer par le barrage de Beit Iba. 

Une autre photo deux hommes s'éloignant de la caméra. Un des hommes, un soldat, a eu un bras appuyé sur l'autre épaule qui, de toute autre situation apparaîtrait comme un signe d'amitié jovial, à l'exception de la paire de menottes en liant les mains des civils dans le dos. Ce tableau, appelé "menotté, conduit par un soldat" a été capturé à Huwwara Checkpoint.
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Mes 1ers jours et mes 1ères nuits en Palestine, je ne savais pas...

18 Mars 2010 , Rédigé par Myrtille Photographe Publié dans #1 jour 1 photo

Chez les White Sisters, Jérusalem (photo Urbain) par Myrtille Dupont - nuit, Noir et Blanc, Paysages, est, palestine, jerusalem
M
es 1ers jours et mes 1ères nuits en Palestine, je ne savais pas...

C'était en Février 2007.

Je ne savais rien de tout cela
Je ne comprenais pas
Je n'avais rien lu

et je ne voulais pas avant de prendre l'avion

Découvrir directement
Une aventure intérieure
en observatrice
avec attention
de ce qui se passait autour de moi

Pour être au coeur avec le coeur

Ce sont des larmes impossibles à retenir
Une claque universelle
qui transperce
et qui transpire

Les questions viennent
L'absurde jaillit

Le mur ! 
Sentiment d'impuissance et devoir se résigner face aux armes
La peur... Obéir
Pot de terre versus pot de fer
La colombe de Bethleem pisse le sang

Circulez y a rien à voir
Passeport !
Fouille
Humiliation

Face à des machines qui scrutent le corps 
Surveillance et interrogatoire à l'aéroport
Tentative de déstabilisation psychologique
Non respect des droits fondamentaux

Imagination d'enfant qui escalade le mur juste pour voir derrière... 

Rêve de créer des ponts
Rêve de paix
Colombe éprise de liberté

Occupant
Occupé

Et maintenant ? 

© Myrtille 
Du soleil dans ma douche (photo Paysages) par Myrtille Dupont - mer, Plage, soleil, Coucher de Soleil, Paysage, landscape, romantique, douche, jaffa

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